La bouteille du mois : Frangelico

Auteur : Équipe Boire

Saint Frangelico, plein de grâces, le bon goût soit avec vous (avec votre esprit). Que le fruit de vos entrailles vienne réchauffer les miennes lors des froides nuits d’automne. Pardonne-nous nos excès comme nous pardonnons, aussi, à ceux qui ne laissent pas assez de pourboire. Soumets-nous à la tentation, parce qu’au fond, ce n’est pas si mal. Amen.

Le Frangelico fait partie de ces liqueurs d’une autre époque, qu’on voit parfois au fond de la réserve de mononc’ ou matante, mais qui mérite assurément d’être redécouvert par une nouvelle génération. Sa bouteille caractéristique — qui représente fièrement un moine dominicain, avec le bouchon comme p’tit chapeau et une corde autour de la taille en guise de ceinture — présage bien le goût absolument divin qui se cache à l’intérieur.


Un peu d’histoire…

La Genèse du Frangelico ne date peut-être pas de l’Ancien Testament, mais il faut tout de même remonter 300 ans en arrière. Des moines chrétiens vivaient alors dans les montages de Piémont, au nord de l’Italie. Alors que d’autres religieux développaient des aptitudes pour le vin ou la confection de fromages, ceux-ci avaient plutôt perfectionné leurs connaissances des ingrédients locaux — y compris des noisettes très particulières — pour créer des liqueurs tout à fait uniques. L’une de ses recettes aurait évolué au fil du temps, pour devenir Frangelico.

Le nom, quant à lui, serait une référence à un moine ermite nommé Fra’ Angelico, qui aurait habité les mêmes collines au 18e siècle.

Les fameuses noisettes sont si particulières qu’à ce jour, elles portent encore une appellation contrôlée : Tonda Gentile. Elles sont en quelque sorte le « Champagne des noisettes » : plus grosses, plus généreuses, plus uniformes et avec une peau qui pèle facilement, pour rôtir sans laisser d’arrière-goût. Leur arôme sucré caractéristique en font un ingrédient de choix pour les chocolatiers, pâtissiers… et pour Frangelico.

Bien que la recette exacte demeure un secret des Dieux, on sait que les noisettes Tonda Gentile sont broyées et mélangées à du cacao, des gousses de vanille et d’autres aromates naturels, puis le tout macère dans un alcool de base. Une fois le vieillissement complété, l’alcool est filtré, sucré et embouteillé, prêt à être expédié et répandre la Bonne Nouvelle.

Qu’est-ce que ça goûte ?

Bien que la bouteille soit sombre et austère, le liquide est plutôt limpide et mielleux, d’une jolie couleur paille. Contrairement à bien d’autres liqueurs, Frangelico est clair et souple : très peu sirupeux.

Au nez, un parfum intense de noisettes fraîchement broyées annonce d’amblée le reste du service.

Au goût, les saveurs de noisettes y sont beaucoup plus délicates qu’on ne s’y serait attendu, religieusement équilibrés par un soupçon de vanille et de chocolat noir. La texture en bouche est riche, avec une longue finale apaisante. À seulement 20 %, c’est un alcool délicat et accessible pour conclure un repas.

Seul, le Frangelico se boit tant froid que température pièce, sur glace ou sec : c’est strictement un choix personnel. En mixologie, ses arômes de noisette complètent à merveille les cocktails à base de café ou de lait. Étonnamment, son goût offre également un contraste très amusant aux saveurs d’agrumes (lime, orange ou autres) : ce ne sont pas des fruits interdits !


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