Shōchū 101

Auteur : Équipe Boire

Si le saké se commercialise depuis un bon moment au Québec et que le soju coréen (Jinroo) se démocratise à bon train, peu ont joui de l’expérience d’un Shochu japonais sur glace. En fait, ce spiritueux reste un mystère à l’extérieur des frontières du pays. Pourtant, malgré la popularité du saké outre-mer, le Shochu déclasse la consommation de ce dernier à l’intérieur du Japon. 

Commençons par la base : comment distingue-t-on le Shochu du saké?


  • On distille le Shochu et on fermente le saké.
  • On produit le saké à base de riz alors que plusieurs variantes de Shochu existent, certaines faites de patates douces (imo), d’autres d’orge (mugi), de riz (kome) ou de carottes (carottes?). 
  • Très rares sont les sakés vieillis plus de 6 mois. Contrairement au Shochu, il n’y a pas telle variable comme le millésime. 


Préférer la qualité au-delà de la quantité.


  • Habituellement plus chaud en alcool (25-30% contrairement à 15-18% pour le saké), on le surnomme vodka japonaise. Souvent allongé à l’eau froide comme chaude, son pourcentage descend alors sous la barre des 15%, similairement à un verre de vin.  
  • On retrace le Shochu jusqu’aux années 1500, un héritage fort de traditions coréennes, elles-mêmes influencées par les peuples mongols.
  • Contrairement à à la vodka ou à l’alcool coréen Jinroo facilement disponibles en SAQ, un shochu de bonne qualité est uniquement distillé, retenant ainsi le caractère original des ingrédients de base. D’un liquide doux et léger (riz) à un alcool tourbé et terreux (patate), on ne vous apprend rien, il y a de grandes distinctions aromatiques! 





On le boit on the rocks et en subtil cocktail 


Comme tous bons alcools, il s’agit d’un gout acquis. S’il vous faudra quelques dégustations avant d’y apprécier les subtilités, n’en demeure pas moins que les distinctions sont notoires et valent la peine d’être appréciées sur glace (rokku de, en japonais). Vous pouvez aussi le découvrir allongé à l’eau chaude comme froide. Surtout en hiver, rien de plus réconfortant qu’un oyuwari (shochu chaud). D’ailleurs, pour de meilleurs résultats, ajoutez l’eau chaud puis l’alcool. 

Ça vous inspire déjà des cocktails? Nous aussi! Avec du jus de tomate frais et du citron ou avec un bouillon de shiitake, ou encore en martini revisité... 

En plus, si vous arrivez à mettre la main sur celui de carotte, ça compte comme une portion de légume! 


      

Où en trouver au Québec? 

Certains restaurants asiatiques tiennent quelques bouteilles, dont le Jun I sur l’avenue Laurier O à Montréal, vous permettant de tâter le terrain et tenter vos papilles. Si vous ne planifiez pas une escapade dans la prochaine année au pays du soleil levant, vous pouvez du moins sortir de la belle province et vous rendre au LCBO le plus proche. Vous pouvez aussi essayer l’importation privée via des compagnies tel que 3G Geadah Groupe Général. 

Autrement dit, ce produit d’exception se laisse désirer, donc prenez deux bouteilles plutôt qu’une. Vous ne le regrettez pas à la tombée de la première! 



                           


Plus de faits saillants? Lisez Téquila et mezcal - 10 « Fun Facts »


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